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Date
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Actualité |
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| Août/sept 2008 |
- Goudronnage de la route du col de Beyrède: - fin la première tranche (couplot/cap de l'Asque) - lancement 2ième tranche (Cap de l'Asque / Col de Beyrède/ route du Hourc) |
| En cours | Lancement d'une Opération Programmée d'Amélioration de l'Habitat: Bénéficiez d'aides pour effectuer des travaux dans votre habitation !! Téléchargez le document ci-dessous= - notice d'information |
Beyrède-Jumet, Village situé au coeur de la vallée d'Aure, dans les Hautes-Pyrénées (France).
La commune s'étend sur 1 600 hectares, dont la moitié en forêt de hêtres et sapinières, à une altitude allant de 650 m. (vallée) à 1921 m. (Signal de Bassia). Le territoire communal s'étend jusqu'au versant de la vallée de Campan avec lequel il communique par le col de Beyrède (Altitude 1417 m.)
La commune compte 247 habitants (population DGF), la population est répartie en 3 lieux résidentiels principaux :
Village de Beyrède:
Village de Jumet
Hameau d'Escalère:
Etymologie : le nom de Beyrède-Jumet est lié à l'activité de Verrerie présente sur la commune jusqu'au 18 ème siècle.
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Histoire :
La localité est mentionnée dès 1307, une ancienne tour de guet atteste de l'ancienneté du village. Anciennement rattachée au Comminge, la commune était caractérisée par une forte activité artisanale et commerciale : marbre, verrerie et port de radelage.
La commune était une Seigneurie ayant appartenu aux familles d'Antin, de Verdelin, de Polastron.
Les carrières de marbre de Beyrède, ont surtout été exploitées sous le règne de Louis 14, pour les bâtiments du Roi. En 1712, la brèche de Beyrède, ou brèche d'Antin, fournit le marbre que le Roi préfère. Ces blocs de marbre descendaient la Neste, la Garonne ou l'Adour jusqu'à Bayonne ou Bordeaux, rejoignaient Rouen, et remontaient la Seine jusqu'à Paris
Dans la seconde moitié du 18e siècle, le marquis de Polastron fit construire une papeterie (moulin à papier) au bord du ruisseau de Beyrède. Cette papeterie, fournissant du papier bleu et blanc de bonne qualité, employait une dizaine d'ouvriers dans les premières décennies du 19e siècle, plus de 20 ouvriers vers 1850 (papeterie Loustau et Gouaux) mais l'activité périclita et disparut à la fin du 19e siècle. La communauté de Beyrède-Jumet a surtout vécu de ses estives (col de Beyrède) et de ses vastes forêts (près de 800 ha de hêtre et de sapin). A la fin du 19e, la présence d'une cimenterie "Portland" apporte une dynamique économique créatrice d'emplois. Après le creusement du canal de la Neste vers 1850 dont la prise d'eau est située sur le territoire de la commune, l’année 1906 marque un tournant important dans le paysage économique local avec l'implantation d'une usine hydroélectrique et l’implantation d'un site industriel aujourd'hui consacré à la production d'abrasifs et de réfractaires (actuelle usine Alcan). La population a atteint son niveau le plus élevé vers 1830-1850 (652 hab en 1832).
Liste des Maires depuis 1791 :
Un homme célèbre de la commune :
Joachim Estrade (1857-1936)
Joachim Estrade est né le 9 janvier 1857 à Beyrède-Jumet, fils de l'instituteur Jean Estrade et de Jeanne-Marie Mont, son épouse. Il est admis à l'école des Arts et Métiers en 1873 et en sort major de sa promotion 3 ans plus tard.
Il entre alors aux Ponts et chaussées, où il travaille aux chemins de fer. Dans ces années 1880-1890, Joachim Estrade élabore un projet pour l'éclairage de la ville de Quillan. Il crée en 1891 la Société méridionale d'électricité qui réalise l'éclairage de Alet-les-Bains, de Carcassonne et de Narbonne. Pour cela il invente des nouvelles machines et des techniques inédites. L'avancée la plus audacieuse qu'il conduit concerne le transport du courant : Joachim Estrade propose de le transporter sous haute tension en alternatif. Cela débouche en 1928, sur l'inauguration du premier barrage des Pyrénées par le président de la république, Gaston Doumergue, à Puyvalador.
Joachim Estrade fut aussi un patron social. Dés 1904, il fonde dans sa société une caisse de prévoyance et d'assurance puis de congés payés, et met en place des aides pour les études des enfants de ses employés.
Il est décédé le 13 février 1936 et est inhumé à Caunes-Minervois. Il était officier de la Légion d'honneur.